La Connaissance, Paris




Intérêt
La maison d’éditions à l’enseigne La Connaissance, à Paris (9, galerie de la Madeleine) a édité sous la devise « On se lasse de tout sauf de connaître » dans sa « Collection des Chefs d’œuvre de la Connaissance » quelques rares titres symbolistes entre 1921 et 1925, dont nous connaissons deux titres de R. de Gourmont, illustrés de bois dessinés et gravés par H. Chapront, et le sublime Là-Bas de J.-K. Huysmans (par le même artiste). Les autres titres sont de Banville, France, Jouhandeau, Nerval, Saint-Cendre, Stendhal, etc.

D’autres livres ont été imprimés en très petit nombre, avec le concours de maîtres imprimeurs et typographes, dont nous connaissons au moins un titre (La Vieille Courtisane, in-8 tiré à 200 ex.)

Une autre collection de l'éditeur est intitulée « Le Rayon mandarin » : elle réunit des textes littéraires ; une autre, « Les bijoux typographiques» ; une autre, encore, simplement « Les Textes ».

  • Gourmont (de), Rémy. Les Chevaux de Diomède, 1921. (Frontispice d’Henry Chapront. 26e titre de la collection)
  • Gourmont (de), Rémy. Oraisons mauvaises, 1921 (8 bois couleurs d’Henry Chapront et 8 bois teintés)
  • Huysmans, J.-K. Là-Bas, 1924. (397 p. Frontispice, 22 bandeaux et une suite de 18 gravures d’Henry Chapront. 29e titre de la collection)
  • De Bellay, Joachim. La Vieille Courtisane. Paris & Maastricht. 1925 (impr. le 31 juillet à 200 exemplaires) ; avec le concours du typographe-imprimeur hollandais Charles Nypels et le «mandarin» René Louis Doyon.


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Mots-clef Éditeur 
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Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2016-09-05 21:16:14

Recommandations

Édition au tirage strictement limité à 1010 ex. dont 900 sur vélin de Rives (le notre) de ce roman de la décadence par J.-K. Huysmans. Le personnage principal, Durtal, historien qui doit écrire une vie de Gilles de Rais, y figure une étape dans l’évolution que connaît Huysmans en 1890-1897 : proche du naturalisme, enfermé dans un univers satanique où se mêlent occultisme et sensualité, il annonce la conversion de l’auteur à la foi chrétienne telle qu’elle transparaîtra dans La Cathédrale (1898), puis dans L’Oblat (1903). On doit à l’illustrateur, le peintre Henry Chapront, les gravures qui ornent Les veillées d’Ukraine, de Nicolas Gogol, dans l’édition qui en a été faite au Pot Cassé (Paris, 1928).