MOREAU, Hégesippe. Le Myosotis. Petits contes et petits vers. Libraire L. Conquet, Paris, 1893. Relié

MOREAU, Hégesippe. Le Myosotis. Petits contes et petits vers. Libraire L. Conquet, Paris, 1893. Relié

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    Relié (demi-maroquin à coins)

Intérêt
Charmante, précieuse et rare édition de ce recueil de textes qui constitue l’œuvre principale du poète Hégésippe Moreau (Paris, 1810–1838) : Le Myosotis. Petits contes et petits vers.

Réunissant principalement des contes en vers, des poésies et des chansons, il a paru pour la première fois en 1838 chez Desessart, avant d’être enrichi de pièces posthumes, inédites ou non. Cette édition préfacée par André Theuriet est complète : elle est en outre brillamment illustrée de 134 compositions très finement dessinées par Robaudi et gravées par Bellenger (dans le texte).




Un volume au format in-8 Jésus (17,50 x 25 cm) dans une agréable reliure en demi-maroquin vert à coins. Plats jaspés de bleu et d'or. Dos à nerfs orné du titre doré. Tranche de tête dorée. Couverture papier d'origine conservée. Un bel exemplaire très frais et bien relié de ce rare illustré de la fin du dix-neuvième siècle, malgré d'anciennes décharges de cire qui ont partiellement sali le cuir aux coins des plats.


Vive le roi !… Comme les faux prophètes
L’ont enivré de ce souhait trompeur !
Comme on a vu grimacer à ses fêtes
La Vanité, l’Intérêt et la Peur !
Au bruit de l’or et des croix qu’on ramasse,
Devant le char tout s’est précipité ;
Et seul, debout, je murmure à voix basse :
Vive la liberté !

Vive le roi ! Quand des mages serviles
D’un Dieu mortel flattaient ainsi l’orgueil,
Un autre cri, tombant des Thermopyles,
Vint tout à coup changer leur fête en deuil.
De l’Archipel aux rives du Bosphore,
Après mille ans, l’écho l’a répété,
Et la victoire a pour devise encore :
Vive la liberté !


Vive le roi ! de nos vieilles tourelles
Ce cri souvent ébranla les arceaux,
Quand les seigneurs faisaient pour leurs querelles,
Au nom du prince, égorger les vassaux.
Dans ces débris, où leur ombre guerrière
Agite encor son glaive ensanglanté,
Le voyageur écrit sur la poussière :
Vive la liberté !

Vive le roi ! La voix de la vengeance
Se perd toujours au bruit de ce refrain ;
Pour endormir son éternelle enfance,
Voilà comment on berce un souverain ;
Mais quand la foudre éclate et le réveille,
Seul, sans flatteurs, le prince épouvanté
Entend ces mots gronder à son oreille :
Vive la liberté !

—Provins, 1828.


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  Contenu sous droits d'auteur — Dernière mise-à-jour : 2016-10-13 08:40:28